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Frédéric Chambon (Digital Lab Africa): « Offrir un tremplin aux créateurs de contenus de demain en Afrique »

Frédéric Chambon est l’initiateur de l’appel à projet Digital Lab Africa, une plateforme destinée à faire émerger les talents créatifs en Afrique. Attaché audiovisuel auprès de l’ambassade de France en Afrique du Sud, il avait fait le déplacement à Abidjan pour le lancement de Digital Lab Africa dans le cadre du Discop. Nous l’avons rencontré à cette occasion.

Comment est né Digital Lab Africa ?
Frédéric Chambon: L’idée du Digital Lab Africa est née d’un constat simple : en Afrique comme ailleurs, l’heure est à la convergence numérique. La télévision, la musique, le jeu vidéo se consomment de plus en plus sur Internet et le téléphone mobile, en particulier chez les jeunes. Sur le continent africain, le smartphone, la tablette ou l’ordinateur sont l’écran principal pour une partie grandissante des 15-25 ans. L’évolution conjuguée des usages, des technologies et des modèles économiques ouvre une brèche pour une nouvelle génération de producteurs et de contenus audiovisuels. Le Digital Lab Africa est né de la volonté de leur offrir un tremplin, de créer une plateforme dédiée aux créateurs des contenus de demain en Afrique, avec l’appui des leaders français du secteur qui mettront leur expérience et leur savoir-faire au service des projets sélectionnés.

1 mois après le lancement quel est le niveau de participation autour de l’appel à projet ?
Frédéric Chambon: Jusqu’à présent, nous avons reçu 40 projets, ce qui plutôt encourageant et prometteur par rapport à ce qu’on peut espérer recevoir comme projets au final. L’appel est encore ouvert pour deux mois, la date finale pour déposer un projet étant le 31 août. En sachant qu’on demande un dossier de présentation du projet assez complet et qu’on insiste sur l’aspect qualitatif et innovant des projets, il est normal et même souhaitable que les candidats utilisent au maximum les 3 mois qui leur sont donnés pour soumettre un projet. On peut donc s’attendre, comme c’est souvent le cas, à recevoir beaucoup de dossiers dans la dernière ligne droite de l’appel à projets.
Pour l’instant, la répartition des projets au niveau géographique est plutôt bien équilibrée. La moitié vient de pays francophones et l’autre moitié de pays anglophones. Cela va de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique Australe en passant par l’Afrique Centrale. Au niveau de la répartition par catégories, sans surprise, c’est la webcréation et la musique en ligne qui arrivent en tête en termes du nombre de projets déposés, suivies du jeu vidéo et de la réalité virtuelle.

Quels enseignements tirez-vous de votre passage au Discop Abidjan ?
Frédéric Chambon: Le lancement du Digital Lab Africa au DISCOP Abidjan a été une grande réussite avec une salle remplie de participants du DISCOP mais aussi de professionnels ivoiriens du multimédia et de l’audiovisuel, de journalistes et de bloggeurs. Le Ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Mr Maurice Kouakou BANDAMAN, venu visiter le DISCOP ce jour-là, a également assisté au lancement du DLA et il a pris la parole pour saluer l’initiative. Un autre ministre, celui du Commerce, M. Jean Louis Billon, nous a tweeté : «Le lancement du @DigiLabAfrica au @discopafrica répond à un immense besoin. Soumettez vos projets innovants #discopabidjan2016 ».
Globalement, nous avons eu une très bonne couverture presse avec une pleine page dans Fraternité Matin et surtout de très bons contacts avec la communauté numérique d’Abidjan, qui a accueilli le projet très favorablement et qui semble très dynamique. J’espère qu’on aura de beaux projets venant de Côte d’Ivoire et j’encourage ceux qui liront cette interview à soumettre des projets. Vous avez jusqu’au 31 août !

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